Bienveillance ou fermeté ? Le grand dilemme de l'école contemporaine
En termes d’éducation, opposer la fermeté à la bienveillance, c’est faire fausse route. Aujourd’hui, l’école jongle avec ces deux concepts pour amener les élèves à vivre ensemble et à évoluer dans un environnement propice à l’apprentissage. Fini le temps du bonnet d’âne et des humiliations à l’école.
Une circulaire de l’Education nationale du 6 juin 1991 interdit d’ailleurs tout châtiment corporel. Mais, aujourd’hui, si les parents sont en attente d’une école qui éduque leurs enfants et leur transmette des règles de savoir-vivre, ils n’hésitent pas à contredire régulièrement les méthodes et pédagogies du corps enseignant. Une ambivalence difficile à suivre pour les professeurs et chefs d’établissement.
Conjuguer bienveillance, fermeté et justice
La bienveillance est de l’ordre de la connexion, du lien à l’autre, de la compréhension du monde dans lequel évolue l’autre. Tandis que la fermeté offre un cadre, une sécurité, une lisibilité et la prise en compte du monde réel. Il faut marier ces deux aptitudes. Les mettre au service l’une de l’autre.
Loin d’être répressive, l’autorité pourrait s’exercer avec bienveillance. Il ne s’agit pas de casser la personnalité de l’enfant, mais de l’éduquer.
Il est évident qu'il faut fuir les extrêmes. Il faut être dans le juste milieu, dans la bonne dose, la juste proportion.
Pour bien grandir, il est indispensable de poser des limites saines aux enfants et de leur expliquer l’utilité des règles qu’on leur impose. Ces repères doivent être posés avec fermeté, tout en s’ancrant dans le soutien, l’aide et l’écoute des enfants. Pour leur construction psychique, ceux-ci ont besoin que leurs parents tout comme leurs professeurs leur transmettent des règles claires de la vie en société. Ils les accompagnent vers un comportement respectueux des autres : on ne frappe pas son camarade de classe, on ne se moque pas de lui, on ne lui coupe pas la parole...
Finalement, c’est apprendre le bien commun et comprendre qu’on a des droits et des devoirs. L’école est un lieu de vie sociale où on se prépare à devenir les citoyens de demain.
Le sentiment d’équité et de justice doit être le fondement de la relation qui se noue entre les élèves et leur professeur. C’est une base indispensable pour travailler avec eux, les faire progresser et élargir leur espace mental. Je préfère la notion de justice à une espèce de fausse bienveillance liquide qui a tout d’un sirop de cyanure. La bienveillance, c’est vraiment une déclaration de principe qui ne conduit pas à grand-chose.
Offrir un cadre clair que certains enfants n’ont pas à la maison
Loading component...
Loading component...
Loading component...
Loading component...
Loading component...
Au-delà des sanctions, peut-être faut-il également s’enquérir des causes des comportements inadaptés pour mieux confronter les élèves.


